Sujet
La Suisse, enfin membre de lONU après un demi-siècle en retrait, sest aussitôt donné un rôle de pointe dans la réforme dune institution onusienne très critiquée: la Commission des droits de lhomme. Celle-ci succès apparent est restée à Genève, élevée en 2006 au rang de Conseil permanent. Mais lorganisme ainsi «lifté» est- il mieux armé pour détecter les violations et les prévenir? Sest-il dépolitisé, comme le souhaitait la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey? Au contraire! répond un jeune chercheur, qui confronte en ce livre, point par point, les espoirs et les résultats. Certains acquis, telle la relative indépendance des experts, semblent dores et déjà perdus. La réforme, dit lauteur, a été orchestrée par lalliance dEtats résolus à empêcher toute ingérence humanitaire. Et peut-être pouvait-on le prévoir. 
Contenu
Un projet ambitieux du Département fédéral des affaires étrangères - Comment l'ONU créa la Commission des droits de l'homme - La défense nécessairement politique des droits de l'homme - Comment la "Commission" est devenue "Le Conseil"des droits de l'homme - Le Département fédéral des affaires étrangères s'engage pour la réforme - Des manuvres diplomatiques de la Suisse à l'ouverture de la boîte de Pandore - Création et débuts du Conseil des droits de l'homme - Perdu ou gagné? La Suisse au sein du Conseil des droits de l'homme - Aperçu Chronologique - Bibliographie 
New York Times/International Herald Tribune - 11 avril 2009
"L'administration Bush - qui dédaignait les Nations Unies plus encore que les dures tâches de la diplomatie - avait choisi de boycotter le Conseil des droits de l'homme, cet organe fort boiteux de l'ONU. Le gouvernement d'Obama a décidé de s'y porter candidat à un siège. C'est peut-être la seule chance qui se présente pour redonner un sens à cet objet de honte internationale, mais ce ne sera pas facile.
Le Conseil ne cesse de condamner Israël sans retenue, mais s'il s'agit du Soudan ou des crimes de Robert Mugabe au Zimbabwe, il retient ses coups avec cynisme. Le mois dernier, il a ratifié une résolution du Pakistan, fort mal inspirée, stigmatisant ceux qui diffament les religions dans une formulation qui pourrait aisément être invoquée pour justifier la censure et la persécution des non-croyants... la suite sur le site du NY Times: The Dysfunctional Human Rights Council" 
Le Matin Dimanche/26.04.2009 - Conseil des droits de l'homme: qu'allait faire Calmy-Rey dans cette galère
"En 2003, la Libye accède à la présidence de la Commission des droits de lhomme de lONU, qui finit de perdre toute crédibilité. Pour Micheline Calmy-Rey, cest le combat du siècle: il faut changer dinstitution. Son énergie est récompensée: le 19 juin 2006, le Conseil des droits de lhomme remplace la Commission. Trois ans après, le constat est amer et un nouvel ouvrage jette un regard sans concession sur ce Conseil. Dans «Le Conseil des droits de lhomme. Le rôle de la Suisse sous la loupe»*, le politologue bâlois Florian Reber constate que ce Conseil fonctionnerait encore plus mal que la Commission: «Malgré certaines améliorations, le Conseil ne représente nullement un progrès. Les tendances négatives observées au sein de la défunte Commission ont reçu au contraire de nouvelles impulsions»..." 
La Liberté/24.04.2009 - "La Suisse a manqué de courage"
"Le livre du jeune licencié en sciences politiques de lUniversité de Lausanne épingle le Conseil des droits de lhomme. Pour Florian Reber, ce fleuron des Nations Unies à Genève est un échec complet. Et la Suisse endosse sa part de responsabilité. Il népargne pas Micheline Calmy-Rey, qui a «manqué de courage» à loccasion de Durban II..." 
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Le Conseil des droits de l'homme Le rôle de la Suisse sous la loupe
Auteur(s): Florian Reber Série: Opinion |
  Informations ISBN: 978-2-88074-820-3 2009 120 pages 12x18cm thermocollé
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